Résultats du diagnostic archéologique autour de l’église de Saint-Venant de La Meignanne

Publié le 8 avril 2018

Suite au diagnostic archéologique survenu en Janvier 2018 sur la Place de l’église de La Meignanne et réalisé par l’INRAP (Institut National de Recherche Archéologique Préventive), la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) a informé la commune de Longuenée-en-Anjou « [qu’]au vu des éléments contenus dans ce rapport, […] le terrain d’emprise du projet ne fera l’objet d’aucune prescription complémentaire d’archéologie préventive ». Cette conclusion était particulièrement attendue car elle détermine à elle seule les plannings du réaménagement du centre-bourg de La Meignanne.

Dans son rapport daté du 12 Mars 2018, l’INRAP apporte les observations suivantes : « Le projet d’aménagement du centre bourg de La Meignanne, commune déléguée de Longuenée-en-Anjou (Maine-et-Loire), est à l’origine du diagnostic mené sur la place de l’église. Une zone de 590 m² autour de l’église Saint-Venant a été sondée. Du cimetière paroissial attendu, il n’en est sorti qu’une sépulture à l’avant de l’église et quelques os humains épars dans une perturbation sur le côté nord. Les sondages ont mis en évidence un terrassement complet du terrain jusqu’au substrat. Le souvenir du cimetière fermé en 1813, a pratiquement entièrement disparu dans le périmètre de la place. »

Au-delà de cette synthèse globale, l’INRAP est revenu en détail sur la sépulture mise au jour dès les premiers jours du diagnostic : « La modification des surfaces articulaires indique une femme âgée de plus de 40 ans. Elle est de constitution gracile et de petite stature. D’après la longueur de l’humérus gauche (290mm), elle mesure 1,52 m. Elle possède une denture modérément usée et affectée par une seule carie débutante sur une deuxième molaire du maxillaire supérieur droit. Sur le squelette post-crânien, aucune séquelle de pathologie ou de traumatisme n’a été relevée. » La découverte de cette « meignannaise » dans un contexte de déménagement complet du cimetière en 1813 restera donc une énigme…

Le rapport complet de l’INRAP est disponible en téléchargement ICI. A noter que les rapports d’opérations archéologiques sont des documents administratifs communiqués sous réserve des droits de propriété littéraire et artistique. Les prises de notes et les photocopies sont autorisées pour un usage exclusivement privé et non destinées à une utilisation collective. Toute reproduction du texte accompagné ou non de photocopies, cartes ou schémas, n’est possible que dans le cadre du droit de courte citation, avec les références exactes et complètes de l’auteur de l’ouvrage.